Onimusha : Way of the Sword – Je ne passerais jamais mes vacances dans ce Japon d’antan, mais derrière une manette, c’est le fantasme samouraï parfait

Follow US

80FansJ'aime
908SuiveursSuivre
57SuiveursSuivre

Près de 20 ans après le dernier opus de la série, la franchise d’action japonaise Onimusha fait son retour tant attendu avec Way of the Sword. Jesko a déjà pu y jouer et estime que : « Rarement, se battre contre des démons n’a été aussi amusant qu’ici. »

Ce mois de septembre regorge cette année de sorties de jeux de haut vol, car pratiquement aucun éditeur ne veut prendre le risque de se faire écraser cet automne par le train de l’hype autour de GTA. Ceux qui en ont les moyens avancent la date de sortie. C’est également le cas de Capcom avecOnimusha : Way of the Sword ; la sortie de ce jeu d’action-aventure a récemment été avancée au début du mois de septembre.

Peu avant la gamescom, l’éditeur japonais était l’invité de la rédaction de GameStar pour nous présenter son line-up en vue du prochain salon. En tant qu’expert du Japon, c’est à moi qu’est revenu le soin de prouver mon habileté au katana et de tester ce que le retour de cette série de jeux d’action chevronnée a dans le ventre.

Le défi lancé par mon collègue Phil : un « no-death-run ». Si je parvenais à vaincre les trois boss et à atteindre la fin de la démo sans mordre la poussière, il se chargerait de remplir le tiroir à bonbons. L’enjeu était donc de taille.

En fait, je ne suis pas mort – du moins face aux deux derniers boss de la démo. Je trouve que ça compte.

Avertissement :Capcom nous a fait découvrir une version de démonstration d’environ 2 heures pour la PS5 Pro, que nous n’avons pas pu enregistrer librement. Les images présentées ont été fournies par Capcom. Le déjeuner pris ensemble dans le cadre de cette rencontre a été pris en charge par Capcom. Cela n’a bien sûr aucune influence sur notre couverture rédactionnelle.

Pas de mode vacances

Mais commençons par le début. Onimusha: Way of the Sword est le dernier opus d’une série d’action vénérable de Capcom, restée en sommeil depuis 20 ans. Dans cette série, j’incarne toujours un célèbre maître d’armes japonais – dans ce nouvel opus, je suis le légendaire duelliste Miyamoto Musashi, dont on dit qu’il est resté invaincu en 62 combats.

Way of the Sword se déroule au début de l’époque d’Edo, dans l’ancienne capitale Kyoto, dont la splendeur a toutefois fortement souffert de siècles de guerre. Au lieu de cela, une sombre décadence s’étend sur la capitale : en effet, les portes de l’enfer se sont ouvertes etles rues sont hantées par les démons Genma.

Comment et pourquoi ? C’est ce que je vais devoir découvrir au fil du jeu. Une chose est sûre cependant : je suis le seul à pouvoir tenir tête aux démons, car une force mystérieuse m’a remis un gant d’Oni au début du jeu. Grâce à lui, je recueille les âmes des démons vaincus et m’approprie ainsi leurs pouvoirs surnaturels.

Une danse des lames d’une rapidité mortelle

Dans Onimusha (qui signifie en français « guerrier démon »), les combats contre les créatures de l’enfer ont toujours occupé le devant de la scène. Les Genma se présentent sous toutes sortes de formes – des ogres gloutons et baveux aux têtes sautillantes, on trouve ici de véritables curiosités.

J’affronte les Genma avec le mélange typique du genre : coups d’épée, parades précises et esquives bien synchronisées. De plus, Musashi peut dévier les coups de ses adversaires, ce qui épuise considérablement leur endurance. Le schéma de base, avec ses attaques rouges et bleues, est toutefois bien connu ; les combats se déroulent avec une fluidité remarquable et restituent de manière crédible la rapidité mortelle des lames de samouraï.

Avec sa version fantasy sombre du Japon ancien, le nouvel Onimusha rappelle visuellement beaucoupSekiro: Shadows Die Twice. Le titre de Capcom est toutefois nettement moins impitoyable que son cousin de FromSoftware. Plutôt qu’un « soulslike » impitoyable, j’ai ici affaire à une variante « allégée » ; je fauche la plupart des adversaires sans peine.

Un timing précis reste toutefois essentiel, carles coups des boss ont de la puissance. Si vous ratez une parade ou que vous roulez sur le côté trop tard, vous vous retrouvez vite le visage contre le sol – ce qui ne m’est certainement pas arrivé face au premier boss de la démo, hum… Bon, d’accord, peut-être que si. Mais je mettrai ça sur le compte du fait que je n’étais pas encore familiarisé avec les commandes. Après ça, tout s’est en effet déroulé comme sur des roulettes et on pourrait dire que j’ai réussi mon « no-death-run ».

Tactique et environnement

D’ailleurs, il ne suffit pas de simplement faire baisser les barres de vie et d’endurance de l’adversaire. Pendant le combat, je dois veiller à aspirer régulièrement avec mon gant les âmes Genma qui tombent autour de moi : elles restaurent notamment mon endurance et ma santé, mais me rapportent aussi des points de compétence. Certains boss s’emparent toutefois eux aussi de ces âmes pour se soigner au cours des combats.Les duels acquièrent ainsi une dimension tactique.

Énigmes « allégées »

Outre les combats, les énigmes constituent le deuxième pilier du gameplay d’Onimusha. Dans le Japon ancien, il m’est rarement possible de me diriger tout droit vers mon objectif ; souvent, des obstacles me barrent la route. Tantôt je dois déplacer un gros cube, tantôt faire tomber quelques pierres à l’aide d’une flèche bien ciblée, tantôt récupérer quelques bouddhas de pierre qui se sont échappés.

Dans l’ensemble, les énigmes ne sont toutefois pas trop complexes et se résolvent rapidement avec un peu de réflexion. Dans Way of the Sword, elles servent plutôt dejoli changement de rythme entre les combatset occupent nettement moins de place que dans d’autres titres Capcom tels queResident Evil: RequiemouPragmata.

De plus, le jeu est assez linéaire ; même sans carte, je finis tôt ou tard par comprendre où je dois aller. En résolvant des énigmes et en vainquant des boss, je progresse petit à petit à travers les différentes zones interconnectées de Kyoto et je purifie la capitale de la corruption démoniaque.

Technique et graphismes

La réalisation technique du jeu semble réussie, du moins à en juger par la démo. Sur PS5 Pro, Way of the Sword reste agréablement fluide et ne présente aucun à-coup, même lors de combats effrénés contre plusieurs adversaires. En revanche, je ne pourrai me prononcer sur la version PC qu’à sa sortie ; lors de la séance d’essai, Capcom n’avait apporté que la version PlayStation.

La conception visuelle du jeu suscite en revanche des sentiments mitigés. Le début de la démo, qui se déroule dans une dimension onirique peuplée d’oni, me fascine par son aspect fantastique. Les blocs de roche flottant dans les airs, avec leurs veines dorées, rappellent la porcelaine japonaise réparée selon la technique du kintsugi (à l’aide d’or et de colle à la laque) ; les chemins sont bordés de torii de sanctuaires en ruines et de lanternes en pierre.

Dans d’autres zones, cependant, un peu plus de couleur n’aurait pas été de trop. Les quartiers de Kyoto marqués par la décadence sont plongés dans un gris-brun peu accueillant, qui ne donne pas forcément envie de partir en vacances au Japon. Or, dans la réalité, les temples et sanctuaires de Kyoto sont notamment connus pour leurs couleurs vives.

Cela dit, je n’ai vu pendant la démo qu’environ deux heures de la campagne du nouvel Onimusha. Je ne sais tout simplement pas, à l’heure actuelle, à quoi ressemble le reste du jeu. En tout cas, ce ne sont pas les performances techniques qui devraient poser problème. Car dans sa discipline de prédilection, les combats à l’épée, Onimusha fait déjà très bonne figure visuellement.

Conclusion de la rédaction

Avec Onimusha : Way of the Sword, Capcom ressort l’une de ses plus anciennes lames de sa vitrine. Et en effet, même après 20 ans, elle est toujours aussi tranchante. Grâce aux innovations apportées au système des âmes, Onimusha conserve toute sa fraîcheur même après toutes ces années. Les combats dynamiques sont un régal pour les yeux ; le mélange réussi entre des hordes d’adversaires faciles à massacrer et des boss redoutables motive sur le long terme et me donne l’impression d’être un véritable samouraï

Quant à savoir si l’histoire parvient à fasciner, c’est une autre histoire. Dans la démo, on me balance à la figure une multitude de noms tirés de l’histoire japonaise qui, en tant que connaisseur, attirent certes mon attention – mais la plupart des joueurs se moquent probablement éperdument de ces détails. La technique sur PC et les graphismes encore parfois flous soulèvent également des interrogations pour l’instant.

Le nouvel Onimusha dispose toutefois d’ores et déjà des ingrédients nécessaires pour devenir un sacré bon jeu de samouraï – notamment parce que Miyamoto Musahi, ce porteur de gants malgré lui, est tout simplement un personnage sacrément sympathique grâce à son humour pince-sans-rire.

RELATED ARTICLES

Quel est le titre de The Elder Scrolls 6 ? La directrice de Xbox incite tout le monde à...

Les informations concernant The Elder Scrolls 6 sont pour l'instant extrêmement rares. Il n'est donc pas étonnant que la...

Gears of War E-Day : vif débat autour du nouveau système de déplacement dans la bêta

Après la première phase de test, le « wall-bouncing » rapide en multijoueur divise la communauté. Les fans inconditionnels...

Wardogs sera bientôt disponible en accès anticipé : les développeurs citent 10 raisons de ne pas acheter ce jeu...

Ce jeu d'action à grande échelle de Team17 sortira en septembre sur Steam. En le précommandant dès maintenant, vous...